photo
Imprimer

Vivre avec la SEP

La grossesse

Les jeunes femmes sont, dans les statistiques, plus touchées par la SEP que les hommes. C'est donc typiquement une maladie de la femme en âge de procréer. Le début de la SEP survenant habituellement en pleine période de projet de vie (entre 20 et 25 ans), les questions concernant la grossesse et la contraception se posent fréquemment.

SEP et grossesse

L'opinion des médecins sur la relation entre la SEP et la grossesse a beaucoup évolué au fil du temps. Avant les années 50, la grossesse était considérée comme ayant un impact défavorable sur l'évolution de la maladie, puis dans les dix années suivantes, cette opinion a été remise en cause. Les études scientifiques les plus récentes sont en effet tout à fait rassurantes sur la relation entre grossesse, fertilité et SEP.

Vivre avec la SEP-La grossesse

Y-a t-il un risque ?

Aujourd'hui, il n'y a pas plus de raison de contre-indiquer une grossesse chez une femme à cause de la SEP, la grossesse n'aggravant pas la SEP et la SEP ne comportant aucun risque particulier sur le déroulement de la grossesse et la santé de l'enfant à naître.

Quelques questions fréquemment posées sur la SEP et le traitement hormonal



Une femme atteinte de SEP peut-elle prendre la pilule ?

Oui, la prise de contraceptifs oraux ne semble pas avoir d'influence sur le déclenchement de la SEP, sur la réactivation de poussées ni sur le degré de handicap. De plus, une méthode de contraception efficace (comme la pilule) doit être instaurée lors de la prise d'un traitement de fond de la SEP.

Est-il possible de prendre un traitement substitutif hormonal de la ménopause ?

Cette prescription ne paraît pas aggraver sur un plan neurologique les patientes atteintes de SEP. Néanmoins, comme chez toutes les femmes, il est essentiel de bien évaluer avec un spécialiste gynécologue le rapport entre les bénéfices attendus et les risques potentiels de ces traitements.

Quelques questions fréquemment posées sur la SEP et la grossesse :

La SEP diminue-t-elle la capacité d'un couple à concevoir un enfant ?

Non, les couples dans lesquels l'un des partenaires est atteint de la maladie n'ont pas plus de difficultés à mettre en route une grossesse et à la mener à terme.

Quelle est la meilleure période pour débuter une grossesse ?

Celle-ci devrait être débutée préférentiellement lorsque la maladie est en période de rémission.

Doit-on arrêter son traitement de fond de la maladie au cours de la grossesse ?

Oui. C'est pourquoi, lorsque le couple a décidé de mettre en route une grossesse, il faut prévenir le neurologue qui arrêtera le traitement de fond de la maladie. Celui-ci sera repris après l'allaitement.

Existe-t-il une augmentation du nombre de poussées pendant la grossesse ?

Au contraire, pendant la grossesse, on observe une diminution spectaculaire du nombre de poussées surtout lors du troisième trimestre. Si une poussée, malgré tout, survient au cours de la grossesse, il est toujours possible de recevoir des corticoïdes si le neurologue le juge nécessaire.

L'anesthésie péridurale est-elle contre-indiquée ?

Non, elle est autorisée. Après une péridurale, les patientes n'ont pas plus de poussées que celles qui ont accouché sans péridurale et il ne semble pas que ce geste influe sur l'évolution du handicap.

Y a-t-il un risque accru de malformation, de prématurité, ou de problèmes de santé à la naissance pour les enfants ?

Non, toutes les études ont montré que les enfants nés de femmes souffrant de SEP ne présentaient pas plus de soucis de santé que les enfants nés de mères non malades.

Une femme atteinte de SEP qui vient d'accoucher peut-elle allaiter son enfant ?

Oui, l'allaitement n'aggrave pas la maladie aussi bien en terme de poussées qu'en terme de handicap.

Top

La recherche avance...

Nous savons aujourd'hui que la grossesse n'est pas contre-indiquée en cas de SEP. Néanmoins, il faut être prudent après l'accouchement pour surveiller et donc traiter les poussées qui peuvent survenir à cette période. Dans un avenir proche, il devrait être possible de prévenir ces poussées inflammatoires survenant après l'accouchement. Une recherche très active est en cours actuellement.