Plusieurs réactions après l'annonce du diagnostic sont souvent observées
Vous avez des réactions de fuite pour tenter d'esquiver l'angoisse de la situation.
Que ce soit avec vos relations professionnelles ou votre entourage proche. Cette réaction vous permet de projeter sur l'autre votre ressenti angoissant.
« Pourquoi moi ? », « Avec tout ce que j'ai déjà vécu, ça suffit ! ». Vous pouvez même avoir un sentiment passager de persécution.
« Je n'ai rien fait de bien dans ma vie et maintenant, je suis malade. »
La difficulté est alors de ne pas plonger dans l'isolement. Décider de parler de ce sentiment à un professionnel de santé, c'est vous donner les possibilités de conserver votre énergie vitale. La décision de consulter n'appartient qu'à vous. Elle est capitale.
Toutes ces réactions bien naturelles sont souvent suivies
de sentiments plus positifs.
L'annonce de la sclérose en plaques, même si elle est difficile à accepter, ne suffit pas à elle seule pour être à l'origine d'un syndrome dépressif. Il existe souvent des facteurs de fragilité associés, comme par exemple, le fait d'avoir déjà fait un épisode dépressif ou l'existence dans la famille d'autres personnes ayant fait une dépression.
En fait, beaucoup de dépressions se révèlent bien après l'annonce du diagnostic. La sclérose en plaques est un facteur de risque supplémentaire venant se surajouter à une vulnérabilité personnelle, familiale, génétique ou encore environnementale.