La dépression est une pathologie plus fréquemment présente en cas de maladie chronique et notamment en cas de maladie qui touche le système nerveux central, telle que la SEP.
Les signes sont parfois trompeurs et peuvent à tort être attribués à la SEP.
Il n'y a pas de honte à avoir une dépression. C'est une maladie comme les autres.
La dépression est une maladie à part entière qui relève d'un traitement spécifique.
Si vous avez une dépression, elle doit être traitée avant de pouvoir débuter un traitement par interféron. Si vous vous sentez dépressif alors que vous êtes déjà traité, parlez-en à votre neurologue qui pourra vous prescrire un traitement adapté si le diagnostic de dépression est confirmé.
La dépression est une maladie à la fois physique et psychique. Se retrouver confronté au fait que l'on a une maladie chronique est une expérience traumatisante, source d'angoisse.
Parmi les maladies chroniques, les affections neurologiques sont connues pour exposer plus que d'autres au risque de dépression. Une étude parue récemment dans une revue scientifique de grande renommée a permis d'évaluer qu'en cas de SEP, le risque de dépression est multipliée par deux. En revanche, le lien entre traitement par interféron et survenue d'un syndrome dépressif n'est à ce jour pas certain.
L'annonce de la SEP, même si elle est difficile à accepter, ne suffit pas à elle seule pour être à l'origine d'un syndrome dépressif. Il existe souvent des facteurs de fragilité associés, comme par exemple, le fait d'avoir déjà fait un épisode dépressif ou l'existence dans la famille d'autres personnes ayant fait une dépression.
En fait beaucoup de dépressions se révèlent bien après l'annonce du diagnostic de SEP. Celle-ci est alors un facteur de risque supplémentaire venant se surajouter à une vulnérabilité personnelle, familiale, génétique ou encore environnementale.
Certains symptômes sont très évocateurs de dépression. Il s'agit notamment de la modification de l'humeur, de l'incapacité à prendre du plaisir, du désintérêt, de la démotivation ou encore d'un sentiment de dévalorisation, d'idées noires, voire d'idées suicidaires. Le danger est d'attribuer à tort ces signes à la SEP. Loin d'être banalisés, ces signes doivent alerter, surtout lorsque plusieurs d'entre eux sont associés. Le traitement de fond de la sclérose en plaques est primordial, mais celui de la dépression l'est également parce qu'il contribue à améliorer l'état du patient.
On appelle symptômes de recouvrement des symptômes qui peuvent être rattachés soit à la SEP, soit à la dépression. La difficulté pour le médecin est de trouver les particularités qui lui permettront d'attribuer ces signes à l'une des deux maladies.
Parmi ces symptômes de recouvrement, trois d'entre eux méritent une attention particulière :
Les moyens disponibles sont nombreux. Pour choisir le traitement le plus approprié, le médecin tient compte du patient, de l'intensité de ses signes et de leur durée.
La meilleure compréhension de la dépression et les progrès récents dans son traitement permettent dans de nombreux cas une évolution favorable vers la guérison. La dépression n'est pas une faiblesse, ni une tare ni une faillite de la volonté. Peu à peu, les mentalités changent permettant de venir à bout de certaines représentations négatives de la maladie, encore parfois tenaces.
Le psychiatre est certainement aussi l'un des acteurs de santé les plus à même de comprendre la souffrance engendrée par la dépression, et de compatir [de « cum patere » (latin)=souffrir avec] dans le bon sens du terme. Le psychiatre contribue à faire comprendre que les manifestations dépressives touchent le cœur du réacteur qui fournit l'énergie et qu'il est nécessaire d'instaurer une prise en charge adaptée lui permettant de la retrouver.
L'instauration d'un traitement antidépresseur allié à une psychothérapie fait bien sûr partie de cette prise en charge. De nombreuses molécules sont actuellement disponibles parmi lesquelles les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ont certainement une place de choix.
Page mise à jour le 19/11/2009
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