Le traitement de fond a pour but de ralentir l'évolution naturelle de la maladie. Plusieurs types de traitements peuvent être proposés :
- Les traitements de fond classiques :
les immuno-modulateurs : ils limitent les excès du système immunitaire et permettent donc d'atténuer l'attaque inflammatoire de la myéline. Les principaux représentants des immuno-modulateurs sont les interférons bêta. Les interférons bêta sont des substances naturellement produites par certaines cellules immunocompétentes, qui jouent un rôle important dans le contrôle de la réaction inflammatoire. Les interférons bêta ont ainsi le pouvoir de limiter la réaction inflammatoire.
Leur efficacité dans la SEP consiste en une diminution de la fréquence des poussées et du risque de progression du handicap.
Ils sont administrés par injections, soit par voie intra-musculaire, soit par voie sous-cutanée. Depuis peu, un autre immuno-modulateur, l'acétate de glatiramère, est également utilisé comme traitement de fond de la SEP. Il a montré une efficacité sur la réduction de la fréquence des poussées.
La prescription de ces médicaments doit être obligatoirement réalisée par un médecin neurologue, spécialiste ayant l'expertise nécessaire pour s'assurer que le sujet remplit bien les conditions nécessaires (notamment diagnostic de SEP établi), et ne présente aucune contre-indication à ce traitement.
- Les immuno-suppresseurs : ils fonctionnent, comme leur nom l’évoque, en attaquant directement les cellules immunocompétentes.
La mitoxantrone, agent immuno-suppresseur a une AMM dans les formes agressives de SEP.
Depuis avril 2007, le natalizumab, inhibiteur sélectif des molécules d’adhésion (ISMA), est indiqué dans les formes très actives de sclérose en plaques rémittente.
Ces deux dernières catégories de médicaments nécessitent une surveillance et sont administrés à l’hôpital.
Les immuno-modulateurs ainsi que le natalizumab sont des traitements de fond à prendre au long cours, pendant des mois et/ou des années, contrairement aux corticoïdes qui sont utiles au moment d’une poussée. Le médecin neurologue pourra déterminer, selon l’évolution du patient et ses motivations, et en accord avec lui, la durée précise du traitement de fond.
Page mise à jour le 19/11/2009
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