A l'annonce du diagnostic, les thérapeutes ont remarqué que les patients se découvraient des moyens inattendus pour surmonter la difficulté.
Après plusieurs mois, voire années, de doutes et d'incertitudes, un nom est enfin donné à vos symptômes et à vos plaintes : « Maintenant, on sait ce que j'ai », « Je savais bien que j'avais quelque chose de grave ». Votre situation devient plus claire et vous permet de savoir contre quoi vous avez à lutter.
A l'annonce du diagnostic, certains patients prennent conscience qu'ils sont vraiment eux-mêmes, aux yeux de leurs proches et du milieu médical. La peur que suscite l'annonce de la maladie permet ainsi à certains de prendre conscience de la valeur de la vie et de leur propre valeur.
Ne vous inquiétez pas si vous vous sentez battant, capable de supporter les contraintes de la maladie durant quelques jours et si vous vous effondrez d'un seul coup quelques heures plus tard. Cette fluctuation est normale. Elle témoigne du travail psychique que vous êtes en train de réaliser pour lutter contre l'émergence de vos angoisses. Vous sentir écouté et rassuré peut vous aider à surmonter cette période.
Page mise à jour le 16/06/2009
L'annonce de la sclérose en plaques, même si elle est difficile à accepter, ne suffit pas à elle seule pour être à l'origine d'un syndrome dépressif. Il existe souvent des facteurs de fragilité associés, comme par exemple, le fait d'avoir déjà fait un épisode dépressif ou l'existence dans la famille d'autres personnes ayant fait une dépression.
En fait, beaucoup de dépressions se révèlent bien après l'annonce du diagnostic. La sclérose en plaques est un facteur de risque supplémentaire venant se surajouter à une vulnérabilité personnelle, familiale, génétique ou encore environnementale.