photo
Imprimer

Comprendre la maladie

Vers le diagnostic de la SEP

Le diagnostic de SEP est un diagnostic difficile, compte tenu de la diversité des symptômes qui peuvent également s'observer dans d'autres maladies neurologiques. Il peut ainsi s'écouler plusieurs années entre les premiers signes et le diagnostic, mais ce délai tend à se réduire actuellement, à l'aide d'examens complémentaires performants. Ainsi, avant de poser le diagnostic de SEP, le médecin sera amené à poser de très nombreuses questions au patient et réalisera un examen clinique approfondi.

Les examens complémentaires

Depuis que la maladie a été bien identifiée et décrite dans la 2ème moitié du 19ème siècle, il existe des critères de diagnostic spécifiques à la SEP. La dernière décennie a vu se développer de nouveaux critères diagnostiques. Ainsi, à l'aide de l'analyse des symptômes (la symptomatologie), de l'IRM, de la ponction lombaire et la mesure de la conduction de l'influx nerveux, le diagnostic de SEP peut se faire de plus en plus tôt dans la maladie.

La symptomatologie :

La nature des signes cliniques : tremblements, troubles visuels et urinaires, faiblesse musculaire, douleur, fatigue.
Leur association et leur évolution dans le temps : notion de « poussée » suivie d'une phase de « rémission».

L'IRM ou Imagerie à Résonance Magnétique :

L'IRM permet de visualiser le système nerveux central sans recourir aux rayons X.
L'IRM est un examen non douloureux, qui permet d'avoir des images précises des lésions et de les localiser. Il existe des contre-indications absolues à l'IRM qui sont le port de stimulateur cardiaque (pile) et de métal pouvant interférer avec les ondes électromagnétiques (appareil dentaire).
La technique consiste à mettre le malade dans un « tube » fermé, et un appareil effectue une exploration du cerveau par "balayage" extérieur. Les images ainsi recueillies sont analysées par un ordinateur.
Avec l'IRM, il est possible de mettre en évidence plusieurs lésions au sein du système nerveux central et aussi de détecter, en répétant l'examen, la présence de lésions apparues à différents moments. Deux IRM successives à 3 mois d'intervalle peuvent montrer de nouvelles lésions sans que le malade n'ait eu aucun nouveau signe clinique. On peut ainsi confirmer le diagnostic plus précocement dans l'histoire de la maladie.

La Ponction Lombaire :

Elle analyse le Liquide Céphalo-Rachidien (LCR), liquide dans lequel baignent la moelle épinière et le cerveau. Il met en évidence l'inflammation du SNC en mesurant le taux d'éléments (cellules, immunoglobulines) contenus dans le LCR.
Cela reste un examen important aussi bien pour confirmer le diagnostic de SEP que pour éliminer un autre diagnostic possible.

Les « Potentiels Evoqués Visuels » ou PEV :

Ils sont les plus employés car les plus informatifs dans la SEP. Ils mesurent, à l'aide d'électrodes placées sur le crâne, les flux électriques (influx nerveux) induits par une brève stimulation lumineuse. Ils sont intéressants dans la mesure où ils peuvent détecter une névrite optique, même lorsque les symptômes ont disparu.
Les PEV étaient beaucoup plus souvent réalisés il y a quelques années dans le cadre d'un bilan diagnostic de SEP ; ils sont aujourd'hui largement supplantés par l'IRM, mais conservent cependant leur utilité.

Top

Page mise à jour le 16/06/2009

Le diagnostic différentiel

D'autres maladies peuvent générer des symptômes semblables à ceux de la SEP :

- d'autres maladies auto-immunes à expression neurologique,

- d'autres lésions de la moelle épinière ou du cerveau,

- des infections liées à certains virus,

- des troubles vasculaires,

- des maladies génétiques,

- des troubles psychiatriques.